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Je suis heureuse de vous annoncer que mon recueil de poésies "Adéma" en hébreu "Ne pleure pas" est maintenant publié et mis en vente sur Edilivre et bientôt sur Alapage, Rue Du Commerce, Chapitre.com, Amazon...
Le prix de ce modeste ouvrage viendra en aide aux enfants d'Israël les plus démunis. Je remercie tous les amis d'Israël qui voudront bien l'acheter afin de bénir le peuple que j'aime. Je remercie également avec toute mon affection Jean-Paul Neyhousser car sans lui "Adéma" le Livre,  n'aurait jamais vu le jour, il m'a été d'une grande aide.
Parlez-en autour de vous ! Merci

Voici le lien http://www.edilivre.com/adema-brigitte-sauvage.html

 

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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 00:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A BENJAMIN MON FILS - FILS DE MA DROITE

 

 

 

 

 

 

 

 

AUJOURD'HUI TU AS 20 ANS

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  Se dire que le temps ne défile pas,

Que le temps est infini ;

Que le temps ne se ride pas.

Pourtant, tu as vingt ans aujourd’hui.

Prier le présent de retourner en arrière ;

Juste une journée singulière,

Où je pourrais entendre vos voix d’enfants,

Vos chahuts et vos rires jaillissants.

Je me rappelle ce petit garçon

Toujours prêt à taper dans son ballon,

Les parties de pêche avec ton père,

Il me semble que c’était hier.

Souvenir d’un enfant sage et doux.

Tu prenais le temps d’être avec nous ;

Tu prenais soin de nous ;

Mais aujourd’hui, fini les bisous et les câlins,

Te voilà déjà regardant vers demain.

Mon jupon s’est déchiré, tu es un homme maintenant.

Quelqu’un d’autre a pris ton cœur, laissant le mien béant.

  Que les saisons qui passent ne te fassent pas oublier l’instruction de ton père

Et garde précieusement l’enseignement de ta mère.

Aujourd’hui Mon Fils, tu as vingt ans !

 

 

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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 23:02























































Quand deux coeurs en s'aimant ont doucement vieilli

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Quand deux coeurs en s'aimant ont doucement vieilli
Oh ! quel bonheur profond, intime, recueilli !
Amour ! hymen d'en haut ! ô pur lien des âmes !
Il garde ses rayons même en perdant ses flammes.
Ces deux coeurs qu'il a pris jadis n'en font plus qu'un.
Il fait, des souvenirs de leur passé commun,
L'impossibilité de vivre l'un sans l'autre.
- Chérie, n'est-ce pas ? cette vie est la nôtre !
Il a la paix du soir avec l'éclat du jour,
Et devient l'amitié tout en restant l'amour !

 

 

Autograph-VictorHugo

 


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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 08:40










































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Parce qu'aujourdhui c'est ton anniversaire maman ,
Mais aussi parce que je voulais vous dire combien je vous aime.
Parce que vous m'avez tout donné sans jamais rien attendre en retour. 
Maintenant c'est à mon tour d'essayer de vous montrer tout mon amour.
Parce que vous êtes ma raison d'être, ma raison de vivre.
Parce que je vous dois tout.
Parce que pour vous j'irai n'importe où.
Parce que vous avez cru en moi. 
Parce qu'un simple merci ne suffirait même pas.
Parce que vous êtes là dans les bons comme dans les mauvais moments.
Parce que face aux épreuves, vous avez su vous montrer patients.
Sachez que vous êtes ma plus grande fierté
Et que vous êtes dans toutes mes prières.
Je serai près de vous jusqu'à la dernière seconde,
Où que vous soyez dans le monde.

Je vous aime tellement, mes parents.
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le 20 mars 2012

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Par Adema - Publié dans : Poésies
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 22:51

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A mon Amie    

 

AU PARC

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J’étais là, assise sur un banc, morne, le regard mélancolique.

Il m’avait donné rendez-vous. 

Le soleil venait chauffer mes joues,

C’était l’éclosion du printemps,

La résurrection du temps bienfaisant.

Arrivait le petit jour ;

J’aime le matin, la nature semble vous dire bonjour,

Les odeurs de menthe et de thym éveillent les sens,

Elles vous font quitter votre indolence.

J’attendais  donc sa venue,  scrutant au loin sa silhouette,

Lorsqu'une vieille femme  poussant devant elle une brouette,

Vint s’asseoir toute essoufflée à côté de moi.

- Qu’attendez-vous chère enfant me dit-elle ?  Quel est votre désarroi ?

- Je l’attends, Lui, il m’a donné rendez-vous !

Mais au loin  je ne le vois point arriver du tout.

- Il viendra assurément, ne doutez pas me répondit-elle.

Elle se leva et je vis s’éloigner au loin son corps  vouté et  frêle.

Je regardais encore à l’horizon lorsqu’ arriva un pigeon.

Je me mis à observer l’oiseau  avec attention.

Il semblait lui aussi espérer.

Nous restâmes là tous deux sans bouger,

Quand soudain,  il se mit à danser.

Il allait de-ci, de-là, ouvrant ses ailes, piétinant le sol ;

Allait-il prendre son envol ?

L’oiseau  semblait plutôt content.

Un vagabond vint s’asseoir sur le banc.

Sans aucun doute ces deux là se connaissaient bien.

L’homme sortit de sa poche mitée, quelques miettes de pain ;

Il les jeta au pigeon à la volée.

Et bien me dis-je en moi-même celui-ci  au moins n’est pas oublié.

Le soir tombait déjà, et je me mis à frissonner.

Lui, n’était pas venu.

Je m’apprêtais à partir terriblement déçue.

Un nouveau jour se levait et je pris un autre chemin.

Celui-ci, sans incrédulité, serait souverain.

Je l’empruntais donc pensant y trouver quelques fruits divins.

Je n’y rencontrais fâcheusement que ronces et épines.

Je piétinais le Lys et cueillais la digitaline.

J’étais sûr pourtant que Lui apparaîtrait.

Je pensais que par mes œuvres bonnes, à ma rencontre, il viendrait.

Mais la nuit arrivait faisant taire les passereaux,

La nuit noire et son tombeau.

Je revins au parc meurtrie, délabrée, ruinée.

Je reprenais ma place sur ce banc oublié.

Lorsqu'au loin se dévoila une silhouette voutée et frêle.

La vieille femme d’hier et sa brouette longeait la passerelle.

Elle vint à mes côtés s’asseoir à nouveau.

- Et bien chère enfant la patience est-elle le moindre de vos défauts ?

- Pourquoi lui demandais-je étonnée ?

- Celui que vous attendiez est venu... et il ne vous a pas vu...

 Il est parti votre amour !

- Vous avez vu Lui, celui que j’attends depuis toujours ?

Qu’ai-je fait,  malheur à moi, la nuit m’a enveloppée,

J’avais froid et sur moi le tombeau s’est refermé.

De sa venue, je ne connaissais ni le jour, ni l’heure,

Et au jour de mon malheur me voilà en pleurs.

Comme le Roi Saül attendant Samuel,  je n’ai point su attendre.

Me voilà  désormais enfouie sous les cendres !

- Et oui, me dit la vieille femme, les bonnes œuvres sont louables,

Mais le plan de D.ieu est préférable.

S’il faut attendre, attendons...

N’agissons pas selon nos désirs au risque de l’abandon !

 

 

Brigitte

 

 

 

 

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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 17:47































































LES OISEAUX

 

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Je rêvais dans un grand cimetière désert;
De mon âme et des morts j'écoutais le concert,
Parmi les fleurs de l'herbe et les croix de la tombe.
Dieu veut que ce qui naît sorte de ce qui tombe.
Et l'ombre m'emplissait.

Autour de moi, nombreux,
Gais, sans avoir souci de mon front ténébreux,
Dans ce champ, lit fatal de la sieste dernière,
Des moineaux francs faisaient l'école buissonnière.
C'était l'éternité que taquine l'instant.
Ils allaient et venaient, chantant, volant, sautant,
Égratignant la mort de leurs griffes pointues,
Lissant leur bec au nez lugubre des statues,
Becquetant les tombeaux, ces grains mystérieux.
Je pris ces tapageurs ailés au sérieux;
Je criai: -- Paix aux morts! vous êtes des harpies.
-- Nous sommes des moineaux, me dirent ces impies.
-- Silence! allez-vous en! repris-je, peu clément.
Ils s'enfuirent; j'étais le plus fort. Seulement,
Un d'eux resta derrière, et, pour toute musique,
Dressa la queue, et dit: -- Quel est ce vieux classique?

Comme ils s'en allaient tous, furieux, maugréant,
Criant, et regardant de travers le géant,
Un houx noir qui songeait près d'une tombe, un sage,
M'arrêta brusquement par la manche au passage,
Et me dit: -- Ces oiseaux sont dans leur fonction.
Laisse-les. Nous avons besoin de ce rayon.
Dieu les envoie. Ils font vivre le cimetière.
Homme, ils sont la gaîté de la nature entière;
Ils prennent son murmure au ruisseau, sa clarté
A l'astre, son sourire au matin enchanté;
Partout où rit un sage, ils lui prennent sa joie,
Et nous l'apportent; l'ombre en les voyant flamboie;
Ils emplissent leurs becs des cris des écoliers;
A travers l'homme et l'herbe, et l'onde, et les halliers,
Ils vont pillant la joie en l'univers immense.
Ils ont cette raison qui te semble démence.
Ils ont pitié de nous qui loin d'eux languissons;
Et, lorsqu'ils sont bien pleins de jeux et de chansons;
D'églogues, de baisers, de tous les commérages
Que les nids en avril font sous les verts ombrages,
Ils accourent, joyeux, charmants, légers, bruyants,
Nous jeter tout cela dans nos trous effrayants;
Et viennent, des palais, des bois, de la chaumière,
Vider dans notre nuit toute cette lumière!
Quand mai nous les ramène, ô songeur, nous disons:
-Les voilà!- tout s'émeut, pierres, tertres, gazons;
Le moindre arbrisseau parle, et l'herbe est en extase;
Le saule pleureur chante en achevant sa phrase;
Ils confessent les ifs, devenus babillards;
Ils jasent de la vie avec les corbillards;
Des linceuls trop pompeux ils décrochent l'agrafe;
Ils se moquent du marbre; ils savent l'orthographe;
Et, moi qui suis ici le vieux chardon boudeur,
Devant qui le mensonge étale sa laideur,
Et ne se gène pas, me traitant comme un hôte,
Je trouve juste, ami, qu'en lisant à voix haute
L'épitaphe où le mort est toujours bon et beau,
Ils fassent éclater de rire le tombeau.

 

 

victorhugo

 

 

 

 

 

 

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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 19:43

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE VOL DU PAPILLON  

 

 

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Pourquoi faut-il que l'homme enferme

D.ieu entre quatre murs ?

Un papillon ça vole, un papillon c'est libre !

L’esprit de D.ieu butine de fleurs en fleurs

Et lorsqu'il s’y sent bien il s’installe dans son cœur.

Comme elles sont belles tes tentes Israël ;

Elles sont une habitation fragile menée à tous les vents,

Comme le cœur de l'homme.

Alors l'âme de D.ieu vient

Illuminer les pensées noires,

Et éclairer les cœurs des couleurs de l'arc-en-ciel.

L’esprit de D.ieu,

C'est le soleil couchant peignant le ciel de rouge et d'or,

C’est le soleil levant amenant la lumière sur l'univers,

C’est la biche à l'orée du bois ;

Avez-vous regardé au plus profond de ses yeux ?

On peut y lire les Psaumes et le Cantique des Cantiques.

Je vous supplie amis chrétiens,

Libérez le papillon,

Laissez le s'envoler,

Il a besoin d'air !

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Brigitte

Copyright © www.mon-poeme.fr 2012

 


 

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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 00:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MA PRIERE

 

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Seigneur, que ma bouche de feu se taise,

  Pour que tu puisses la remplir de tes mots !

Que mes yeux se ferment et que tu me donnes ta vision !

Que je devienne sourde au monde,

Afin, que tu puisses me faire entendre les voix célestes !

Que mes pensées ne soient plus les miennes mais les tiennes !

Que mon esprit puisse s'envoler vers les cieux !

Que mon cœur ne batte plus que pour Toi !

Que je meure à moi afin que Tu vives en moi !

 

Victoire JE RENAIS !

 

 

 

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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 14:45

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BETHEL

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C'est une maison peu ordinaire.

L'intérieur respire mon Nom.

Mon parfum embaume les murs d'un voile prêt pour le mariage.

Cette maison pleine de bonnes odeurs est à mon honneur.

La colombe se pose sur le toit,

Et les anges dans chaque pièce leurs ailes déploient.

L'âme en peine viendra y trouver le repos,

  Elle repartira légère et guérie car elle me connaîtra.

Loué D.ieu, loué D.ieu,

Préparez-vous, préparez-vous semblent crier les murs !

Le jour grand est annoncé.

Je suis le D.ieu qui libère les captifs, le D.ieu qui ôte les chaînes.

Nul ici ne sera esclave,

Je prépare le chemin, le chemin du retour.

Les brebis égarées, je les ramènerai.

Je suis le D.ieu d'Israël.

Ma bannière étoilée prône dans ce lieu.

Le lys est en fleur, il ne fanera pas, car les chaînes vont tomber.

Je suis le tout puissant.

Prenez vos armes de prières,

Chantez, chantez alléluia car les chaînes vont tomber.

Pleurez de joie car ma gloire sera connue de tous.

Je vais bénir cette maison,

BETHEL est son nom.

 

 

 

Brigitte

 

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Jeudi 1 mars 2012 4 01 /03 /Mars /2012 20:49































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« Je ne crois pas seulement en Dieu, je le vois,

sans lui je ne comprends rien, sans lui tout est ténèbres »

 

 

  Jean-Henri Casimir FABRE 1823 - 1915

 

Jean-Henri Casimir FABRE est un homme de sciences, un humaniste, un naturaliste, un entomologiste éminent, un écrivain passionné  par la nature et un poète, lauréat de l'Académie française et d'un nombre élevé de prix.C’est à Saint Léons, que Jean-Henri Casimir FABRE voit le jour, le 22 décembre 1823. Il passe les premières années de sa jeunesse au Malaval, tout près de son village natal, chez ses grand-parents. Dès son plus jeune âge, il est attiré par la beauté d’un papillon ou d’une sauterelle...Le souvenir de cette enfance restera à jamais gravé

dans sa mémoire.

 



















LES GRENOUILLES

 

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Le soir, quand la lune donne en plein
Dans le marais et ses roseaux,
Quand les saules filent de la neige
Sur la tête des narcisses,
Que bavardez-vous, grenouilles, au mois d'avril,
La poitrine au frais sur les herbages du ruisseau ?

Ô ventres flasques de figue ridée et pendante ;
Ô crânes aplatis en coquille
Qui n'a presque pas de cerveau
Pour amande ; ô verdelettes,
Museaux édentés, que coassez-vous de la sorte,
Maintenant que dort le moineau des saules ?

"Bré-ké-ké-ké, répondent les grenouilles :
Ce que nous bavardons dans les marécages,
Demande-le donc, benêt
À l'épinoche qui farfouille
Dans les cresson. De nacre cravaté,
Le mignon porte épée à son côté."

"Ils te le diront les voisins, les voisines :
La libellule des sources ;
Le vairon, écaillé d'argent
Avec ceinture cramoisie ;
Le scarabée, perle qui nage en rond,
Tourne, retourne, et plonge, se cache."

"Elle te le dira la loche moustachue.
La pauvre, vêtue de deuil,
S'avise aujourd'hui de se mettre au cou,
Sous sa petite barbe pointue,
Trois, quatre tours de chaînette en jayet.
Ce n'est rien, une fumée, et cependant cela va."

"Humble parure, le jayet de la mesquine !
Va voir alors, dans les ronciers,
Le lézard, quand la bonne bête
Au soleil étale l'échine,
Ivre de chaleur. Pour parure,
Lui, le magnifique, a mis manteau de roi."

"Ah ! mes amis de Dieu ! Quelle échine
Faite de perles ! Non, jamais
Les fées n'en ont brodé de plus
Merveilleuse ! Pour traîne
De ce manteau royal, vient une queue
Qui fait froufrou et longue comme ça."

"C'est incroyable. Maintenant, si tu veux, écoute,
Là, derrière les aubépines
Qui fleurissent au bord du chemin,
Le brun violoneux des mottes,
Maître grillon, râclant l'aile, bruit
En un cri-cri qui de partout s'entend."

"On entend aussi le bourdonnement des abeilles,
Le ronflement des brillants scarabées
Et le sifflet des moustiques roux :
On entend gazouiller les oiseaux.
La mésange, mouillée par l'aube en pleurs,
Lime son fer et visite les fleurs."

"Nous avons assez dit ; rien de plus à ajouter.
C'est la fête du mois d'avril,
la fête de tout ce qui vit ;
Et fiancés de noces du monde,
Nous nous faisons beaux ; nous mettons joyaux, rubans ;
Puis, d'enthousiasme, nous chantons, bavardons, sifflons."

 

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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 09:16

 
 

 

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    A Sara

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 Le temps passe et l'on se souvient.
Nous voulions une Princesse, et D.ieu nous a bénis.
Le temps passe, et c'est ton ventre qui s'arrondit.
Aujourd'hui tu as trente ans, pour toi plus de tresses,
Mais, pour ta petite fille beaucoup de tendresse.
Nous savons tous que les petites filles naissent dans les roses

Et Odélia en aura le parfum.
Elle sera la rose du mois de mai.
Aujourd'hui, tu as trente ans,
Oubliés les rubans, et tes six ans.
Mais une Princesse ne peut donner naissance qu'à une autre Princesse.
Alors, prépare les dentelles et les caresses.
Je ne te dirai pas "que D.ieu te bénisse" car Il te bénit déjà à travers tes enfants
Et c'est cela le plus important.

 

 


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La solitude
J'étais seul ; je voyageais à pied dans ces montagnes. Je m'arrêtai dans un chalet, et j'y passai trois jours dans une famille de bergers : j'aurais voulu y passer trois ans. Plus je montais, plus je voyais Dieu. La nature est, surtout pour moi, un temple dont le sanctuaire a besoin de silence et de solitude. L'homme offusque l'homme ; il se place entre notre œil et Dieu. Je comprends les solitaires. Ce sont des âmes qui ont l'oreille plus fine que les autres, qui entendent Dieu à travers ses œuvres, et qui ne veulent pas être interrompues dans leur entretien. Aussi voyez ! Tous les poètes se font une solitude dans leur âme, pour écouter Dieu. Alphonse de Lamartine

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